Courts métrages de fiction

la_marche1

 

La marche

réalisation Antonin de Solliers

images Paule Muxel

 

 

la_marche2 

 

 

 

 

14 euros 58

 

 

Court métrage réalisé avec des enfants de la ville de Clermont-Ferrand avec le réalisateur Mathieu Amalric sur une idée du Secours populaire.

Tourné en 2004

 

 

 

 

 

14-e-58-1 14-e-58-2 14-e-58-3

Histoires autour de la folie 3

Rushs sonores des tournages du film

« le Fou est un Homme
Folie et Société un écho permanent
La complicité dans le rejet – le rejet dans le rejet
L’asile, enfermement et asile
Un système qui vit sur lui-même …
L’étrangeté en soi même … celui qui n’est pas Fou ne peut pas comprendre…
Tous les psychiatres passent leur vie à essayer de comprendre les Fous »

mise à disposition partielle des rushs sons tournés en synchro image sur 1991 et 1992 / en cours

 

 

 

 

ombre

 

 

photographies droits réservés Bertrand de Solliers © 1988 1989 1990 1991 1992

 

 

Lucien Bonnafé, psychiatre

Pierre Dauvin, infirmier – le 4, pavillon de force

Guy Baillon,psychiatre. Teresa Duchet Suchaud, psychologue

André Roumieux, infirmier

Edouard Durant, infirmier – André Dubrocq, patient

Maurice Mallet, infirmier

Gabriel Robbe, psychiatre

Jean Mercurin, patient

Rudolph Roellens, psychiatre

Jerôme Courseaux, patient

Hélène Chaigneau, psychiatre – Henri Ruols, infirmier

Infirmiers et patients, cellules et camisoles(…)

Guy Baillon, psychiatre

Gérard Vagner, infirmier

Danièle Sivadon, psychiatre

Daniel Dubrocq, Henri Delamare, patients

Alfred Roumieux, Gilbert Léon, infirmiers

M. Iglesias, chef électricien à Ville-Evrard

Mme Gouvy, tutrice, administratrice / Dossier Camille Claudel

Pierre Dauvin, Chantal Danjour, Christian Foret, infirmiers

suite en cours ..

Il reste environ 80 h d’entretiens filmés ou non à dérocher
35 h de film à numériser

 

 

 

 

117ville-evrard_3_26

 

 

113ville-evrard_1_02

 

 

113ville-evrard_1_16

 

 

113ville-evrard_1_10

 

 

114ville-evrard_1_48

 

 

116ville-evrard_2_06 119ville-evrard_4_19

 

 

119ville-evrard_4_15

 

 

118ville-evrard_3_42

 

 

118ville-evrard_3_14

 

 

120ville-evrard_4_39

 

 

120ville-evrard_4_40

 

 

117ville-evrard_3_36

 

 

236ville-evrard-s2_2_27

 

 

239ville-evrard-s4_1_26

 

 

235ville-evrard-s2_1_19

 

 

114ville-evrard_1_19

 

 

117ville-evrard_3_16

 

 

116ville-evrard_2_18-version-2

 

 

239ville-evrard-s4_1_18

 

 

239ville-evrard-s4_1_12

 

 

239ville-evrard-s4_1_11

 

 

237ville-evrard-s3_1_29

 

 

237ville-evrard-s3_1_31

 

 

237ville-evrard-s3_1_26

 

 

239ville-evrard-s4_1_49

 

 

120ville-evrard_4_41

 

 

 

Histoires autour de la folie 2

préparation du film des années 1988 à 1991 et tournages 1991 1992

 

 

 

couloir

 

photographies droits réservés Bertrand de Solliers © 1988 1989 1990 1991 1992

 

 

 

 

Lucien Bonnafé, psychiatre, février mars 1991 – partie 2

En 1945 – l’organisation s’est faite en temps de guerre – la latence de la résistance conservatrice – une poussière d’actes de divisions
La guerre froide a été un moyen de cassure extraordinaire
Quand je regarde ce pauvre BHL – l’anticommunisme
Henry Ey, un pote infiniment proche, une place gigantesque dans l’histoire de la psychiatrie mondiale

Les bons et les mauvais – quiconque a fait avancer quelque chose, c’était un marrant – le maniement de l’ironie, un puissant instrument de subversion et d’innovation

Hubert Mignot, directeur de Ville Evrard pendant les années 40 – Il ne voulait pas qu’on dise que les malades mourraient de faim, c’était pas bien de dire ça
Ultra réac – mais un grand clinicien
Menuau – Artaud c’était chez Menuau, chef de service

Reprise sur Saint Alban suite à Sainte Anne
Sotteville les Rouen, la règle d’entrée de l’hôpital c’était comme dans un hôpital ordinaire
Les gens ne pouvaient pas croire qu’on avait fait ça, l’internement terminé !

1968 – la législation sur les incapables majeurs
La loi de 1990 – le besoin d’organiser la position ségrégative, c’est la passion ségrégative, la passion légiférante du gouvernement, cela fait partie de leur maladie professionnelle, de leur déformation professionnelle

Je retrouve Mignot à Paris sur le Marais – on a énormément bossé ensemble

Les Livres Blancs de 1965 à 1967, tout un mouvement porté par la volonté de libérer la psychiatrie de sa servitude par rapport à la neurologie dans l’architecture officielle de la psychiatrie où elle n’était qu’une annexe de la neurologie
C’est là que Mignot a rédigé le document le plus important sur la malfaisance de maintenir une loi spéciale sur les Aliénés
VST – les CEMEA, le travail multicatégoriel
Mignot allait à la messe avec sa famille mais était un anticlérical. Il avait vis à vis de son église la même attitude que moi vis à vis de mon parti, c’est tout dire
RIRES

L’importance de la psychanalyse, c’est entré tout naturellement
L’ouvrage de Freud, c’est devenu mordant avec l’intégration dans le mouvement surréaliste – avec un gars comme Crevel, c’était mon plus proche compagnon
Ça se place dans l’évolution du groupe psychiatrique avant guerre – c’est tard après la guerre que les jeunes psychiatres se font analyser
Tosquelles joue un rôle considérable dans l’imprégnation de la culture française par la psychanalyse, car c’est lui qui venait de Barcelone, et réfugié à Saint Alban, apporte une connaissance de la psychanalyse qui n’existait nulle part ailleurs dans les Établissements
Ce qui fait de Saint Alban un lieu de haute découverte, et comme j’arrive à Saint Alban…
Toute psychiatrie est infirme si elle se prive de la leçon freudienne
ÇA VA PAS LA TÊTE
La profondeur de l’exploration de l’inconscient

Menuau – 1914 – pourquoi vous ne faites pas les Asiles ?
Quand il a hérité de ce service de Ville Evrard qui était une merde effroyable avec son encombrement prodigieux de malades en 1939…
Il se sentait incapable de remuer ce gigantesque truc
Michel Bouchanski a beaucoup aidé Artaud dans la misère
Les légendes sur Artaud à Ville Evrard c’est de la connerie Rive Gauche
LA MERDE ASILAIRE
Ça sentait le lapin comme disait l’autre, surtout dans les services Hommes de la Seine – un encombrement de bonshommes, et puis la famine en plus !

Chanesse – ces gentils aliénistes malheureux – tous ces gens qui étaient sensibles, intelligents, etc, mais qui étaient assignés à la position de gestionnaire du système – on en a connu des flopées
Moi je n’ai pas connu de salauds
J’ai entendu causer …

Dublineau, un olibrius, il s’excitait, il oubliait de rentrer chez lui, mais un esprit fertile, c’était un incitateur à penser et un regard à moitié opaque sur la réalité de son service
C’est dans son service que j’ai vu un homme de 100 kg mourir à 35

“c’est un beau service parce qu’il y a des bons malades”
Aimée, la mère de Didier Anzieu, analysé par Lacan
Dans l’ensemble, de toute façon on vivait sous le règne de la mort
Le système était installé dans son faciès gestionnaire – l’impuissance de changer un pareil truc
La critique existait en parallèle avec l’impuissance créatrice … (reprise sur le lien avec le colonialisme)

Daumézon, Arjuriaguerra, étaient des familiers du monde surréaliste

Le système asilaire a été conçu par des gens émérites, sortir les Fous des dépôts de mendicité (Foucault) … Pinel, Esquirol – là dessus, la mécanique ségrégative … caractéristique du pouvoir de la bourgeoisie – qui réalise le comble de l’intolérance aux sujets déviants
Elle aliène, elle sur aliène les gens qui ne tournent pas bien et ensuite elle les ramasse dans ses renfermements
On inventorie 18 000 Fous en France en 1830 et ils en ont foutu 120 000 dans les Asiles en 1839
… on revient à l’ordre moral
On ne peut pas imaginer la tyrannie idéologique et morale qui pèse sur la formation des esprits

Les Asiles sont des fabriques de Fous – le système s’engendre lui même – il s’auto développe
Tu es fou donc bon à enfermer – et quand on s’entend dire “tu es bon à enfermer”, ça le fait déraper davantage
La structure enfle – les processus d’intolérance – la dimension de ces collectivités d’exclus, en soi même une perversion de l’esprit

Économie et santé
Le désir bureaucratique : une pensée tout à fait aliénée 120 000 personnes, non mais, ça va pas la tête ??
Sur la désocialisation des gens internés – les “beaux malades” – les beaux malades intéressants à étudier et qu’on peut montrer au public (les étudiants)
Les Asiles tournent et le rouage le plus opérant, c’est le bon malade, c’est ceux qui servent à faire marcher la machine
La position de KAPO – la bonne maladie c’est la maladie dont le sujet ne peut pas guérir
Sur Le Guillant : la plupart des malades qui étaient sortis en 1944″ par le vent” de la guerre, avaient trouvé leur place dehors

La capitale était une très haute productrice d’aliénés – le Marais
Haussmann et la problématique des Fous – Girard de Cailleux – le projet Haussmann de Cailleux a été sacqué…
Avec les inspecteurs aliénistes de ce temps, le “Marché aux esclaves” s’est conclu en essayent de gagner à bas prix de journée l’envoi de malades parisiens en Province (…) un train de Folles ; le choix des malades à expatrier
Mademoiselle Boyer – “quand je donne mon chien”, le texte “j’ai vu partir un convoi d’aliénés”
Il n’y avait qu’à envoyer les malades ailleurs, et alors la tragédie du choix des malades qu’on envoyait … Comment se faisaient les choix ! – on appelait ça le Marché aux esclaves
Le plus bas prix de journée = le plus bas prix de service
Un sénateur avait construit un espèce de poulailler incroyable

À la Libération on a envoyé démanteler ces réseaux, c’étaient des réseaux de pouvoir !
Des gens qui pouvaient monter des coups pareils avec les politiciens du cru
Le système reste ultraconservateur – le mouvement pour changer profondément le système reste très minoritaire – nous étions immensément minoritaires à tempêter contre cela

Haussmann – La bataille de sectorisation, un quadrillage bureaucratique dominant avec ses volontés de pouvoir sur un territoire
Les frontières tracées d’en haut sont imposées au détriment de toute rationalité

Et le Marché aux esclaves a été institué officiellement contre le plan Haussmann de Cailleux

La folie asilaire se parle dans l’instance elle même.

http://www.filmsdocumentaires.com/films/3626-memoires-de-la-folie-resistances-8

Lucien Bonnafé 1991 2 entretiens de Solliers Muxel © 1991/2015

 

 

 

 

galerie-maison-blanche

 

 

 

Professeur Baruk, psychiatre, ancien médecin-directeur de l’hôpital de Charenton, mars 1990

Une vision de la psychiatrie.
Pinel Freud … Clemenceau
Une « psychiatrie en rapport avec la médecine »
La destruction de la psychiatrie française
Le Secteur, n’importe quoi …
La Psychanalyse se trompe
Les traitements
Les morts de faim, les oedèmes de carence
J’ai connu le Dr Sérieux, Mlle Pascal à Ville Evrard … le Dr Ayme

Les maladies mentales n’existent pas, c’est un rêve, un mauvais rêve.

La culture des maladies mentales.

 

 

 

 

 

 

alcooliques-3

 

 

 

Henri Ruols, Alfred Roumieux, infirmiers, février 1990 partie 1

L’émergence de la parole des infirmiers en psychiatrie à partir des années 1950

Ce que j’ai à dire est tellement dur
Je demandais d’être entendu
On aurait pu parler, était on entendu ?
La violence
Les thérapies de choc
La Cure de Sakel, injections d’insuline
La Tuberculine, le maternage
L’huile soufrée
Mes parents
On ne peut pas dire qu’on s’habitue
Les gâteux
Les cellules, les gens attachés
Les portes qui se sont ouvertes
L’arrivée des neuroleptiques
J’ai commencé ici comme gardien d’Asile
On comptait tout, les patients, les fourchettes
Ce qu’était un pavillon fermé
Sivadon
Ici, après 8 h, on se retourne et on ne voit rien
J’ai parfois donné ma clé à une patiente pour qu’elle fasse sa toilette tranquille, donner sa clé était formellement interdit
Un architecte qui construit un hôpital psychiatrique, il faudrait déjà qu’il fasse un stage comme malade, puis comme infirmier, puis comme médecin
Pour certains patients, je les préférais agressifs que ensuqués, ils perdaient leur personnalité

J’ai pris des médicaments
Pour gagner la confiance d’un malade
J’étais bistrothérapeute
passage de Maud Mannoni, je lui ai demandé de sortir.
La cellule, pour moi c’était un outil
“monsieur l’infirmier, enfermez moi !”
Pour moi, je préfèrerai la camisole chimique
La souffrance – un éternel débat avec les médicaments
On a été très souvent fascinés par les médicaments
Essayer de comprendre, de voir ce qui se passait
Il y avait une violence constante qui bloquait les gens
On a roulé par terre et on s’est battus
Personnellement, on en a vu souffrir des gens, qui s’accrochaient à nous et nous disaient “faites quelque chose !”
Des gens faisaient “une carrière de malade” …
Des malades s’inquiétaient de notre santé
“C’est un malade que je connais depuis bientôt 30 ans”
J’ai vu des malades me trouver et me parler
Il y avait un espèce de renversement des rôles
On trouve toujours dans notre histoire des gens qui ont voulu changer les choses

La surveillance de nuit était très angoissante
Le Mouchard toutes les demi heure
Dans un pavillon fermé, les malades participent à diverses activités
Les draps …
Il manquait 10 draps, j’étais écroulé …
L’arrivée des malades aux bains centraux, les “Entrants” …
Tous les malades passaient aux bains, ils étaient nus … une fous secs ils enfilaient la tenue asilaire, puis nous faisions l’inventaire de leurs affaires
Les affaires personnelles des malades partaient au vestiaire central…
Bien sûr qu’il y avait des réactions
On a connu des situation très difficiles, très émouvantes, mais on a toujours vécu dans une orientation d’humanisation
La chronicité, d’un côté comme de l’autre, des infirmiers ne voulaient rien changer

 

 

 

235ville-evrard-s2_1_04

 

 

235ville-evrard-s2_1_12

 

 

235ville-evrard-s2_1_09

 

 

235ville-evrard-s2_1_10

 

 

 

Henri Ruols, Alfred Roumieux, infirmiers, février 1990 partie 2

Se sentir responsable de la vie et de la mort de quelqu’un
Le bruit du vent dans les peupliers
Revenir au pavillon et se dire : il s’est suicidé … ou : il a fait un coup dur !
Je me souviens d’un malade…
Le bord du canal … il était tapi dans un buisson
On était responsables
Il y avait le costume hiver, le costume été
L’arrivée du malade … on leur enlevait même les lunettes … alliance tout …
En placement d’office, on leut enlevait tout systématiquement
Quand on faisait mettre ces gens à poil sous ces douches, et qu’on leur tendait la tenue asilaire …
Ils étaient contraints de la mettre
J’ai pris des initiatives que je ne peux pas raconter
Le malade qui n’est plus “intéressant” pour la clinique privée
Jamais leur dire ce qu’ils avaient
Jamais prononcer le mot de “Fou”
Notre travail, notre point de vue, et le devoir
Je mangeais très volontiers dans la vaisselle des patients – Moi je ne l’ai pas fait
La misère culturelle des infirmiers
La radio dans une cage
Le mobilier scellé au sol
Nous avons fait venir Aldo Ciccolini
Il a attaqué une sonate de Mozart … le silence a suivi aux bruits
L’indifférence totale de nos responsables
En psychiatrie, tous les morceaux sont bons, il suffit de savoir les accommoder (…)
Une jeune femme qui avait voulu se suicider
Je me permettais de lui mettre une paire de claque etc … “vous entretenez des relations masochistes …”
J’ai fait une psychiatrie instinctive, je n’ai pas été aidé
J’ai eu surtout des problèmes avec les psychiatres
La sectorisation – rien ne peut changer si la société ne sort pas d’une attitude de peur
L’exclusion est au coeur de notre travail
“Ils ont osé”
Le psychiatre qui a construit un mur autour de sa maison

Il reste environ 10 h des rushs filmés en Hi8 à dérocher
35 h de film sur support pellicule à numériser
80 h d’entretiens

 

 

 

117ville-evrard_3_28

 

 

235ville-evrard-s2_1_13

 

 

238ville-evrard-s3_2_09

 

 

patient-dans-un-lit

 

 

233ville-evrard-s1_1_27

 

 

237ville-evrard-s3_1_25

 

 

240ville-evrard-s4_2_03

 

 

233ville-evrard-s1_1_49

 

 

239ville-evrard-s4_1_09

 

 

 

Lucien Bonnafé (© 1995) Mémoires et amnésies, la routine de la violence (extrait)

 

 

 

 

 

 

Sida, paroles … 3 films

shapeimage_9 shapeimage_1

 

 

Sida paroles de l’un à l’autre

 

documentaire

 

1er Prix du Documentaire, Festival International d’Amiens, France, 1993

Prix de l’ACCT, Festival International d’Amiens, France, 1993

Prix “Clef Blanche”, Festival de Lorquin, France, 1994

Certificate of Merit, Festival International du Film de Chicago, USA, 1994

sortie salles 1993

 

 

 

 

 

 

Une histoire qui n’a pas de fin

1994 documentaire long métrage 35 mm – 95′
Prix spécial Festival de Lorquin, France, 1995
sélection du Forum, Festival du Film de Berlin, Allemagne, 1995
sortie salles 1994

with the help of sigle-media

 

 

 

shapeimage_3

shapeimage_4

 

 

Sida, paroles de familles

1994  documentaire long métrage 35 mm – 95′

sortie salles 1995

 

 

 

shapeimage_5

daniel-defert-1993-001

daniel-defert-1993-002

chicago-1994

 

 

images Agnès Godard

mixage Jean Pierre Laforce

 

shapeimage_8

 

 

Les carnets de Josée Laval

 

Josée montage

 

 

Une femme, la fille de Pierre Laval, va suivre sans concession l’ascension politique de son père et rencontrer des personnalités mondaines, artistiques et politiques dans l’entre-deux-guerres, l’Occupation, la Collaboration. Ensuite le procès, le jugement et l’exécution de son père. Puis l’après guerre et les décennies qui suivent jusqu’à son décès en 1992 dans un trajet immuable qui suit une passion pour son père. Le film permet de suivre une plongée dans l’intime et le politique. Une filiation quasi amoureuse où le choix de l’aveuglement reste en elle une volonté jusqu’au bout, une vibration féminine avec ce mur qu’elle s’impose pour ne pas voir, comme une folie autoritaire sur elle-même, un masque définitif qu’elle pose en conclusion sur l’ensemble de sa vie..

Josée pose un cas de conscience, qu’est ce qu’on fait avec et à partir de ce qu’on est ? Une réflexion pertinente contemporaine en écho avec les jeux du pouvoir.

 

En 1931, à l’âge de 19 ans, Josée Laval illumine pour la première fois la Statue de la Liberté à New York. Le journal Time Magazine parle alors de la « femme française la plus élégante » de l’époque. Quatorze ans plus tard, son père est exécuté pour haute trahison, entente avec l’ennemi. Entre-temps, l’ascension de Laval au sommet de l’État a été vertigineuse : depuis 1925, il est trois fois Président du Conseil et quatorze fois ministre.

Sa fille unique, Josée, écrit des agendas : elle note les lieux, les rencontres, les mots. L’entre-deux-guerres défile, l’Occupation surgit, la Collaboration s’installe entre politique, futilités et mondanités, un entremêlement de la vie privée et politique.

 

la vie de Josée tourne autour du goût excessif pour le pouvoir et l’argent,

un moteur bien vivant où se jouent les glissements, les compromissions

 

le film est actuellement en montage dans sa version long métrage

 

 

 

 

 

 

 

Champ

Face à Chateldon où naît Pierre Laval

 

 

Excelsior

 

 

 

 

Laval chien

 

 

Josée chien

 

 

Laval en couverture de Time

1935 pour Time Pierre Laval est “homme de l’année”. En 1938 c’est Hitler et en 1939, Staline.

 

 

 

About Pierre Laval

A political animal, as seen by his daughter / From café waiter, lawyer, to Minister of Treason, the life of Pierre Laval seen through the eyes of his daughter Josée and other contemporaries.

This man – today synonymous with “taboo” – shedding light on his relationship with his daughter Josée and other contemporaries. The film explores their relationship through the angle of their private lives, progressively weaving a human and political portrait. It is an investigation into the quest for power in history.

 

 

 

Jacques Bonnafé incarne un écrivain sur la trace des agendas de Josée Laval qui résument une variété de rencontres selon les époques, sa vie, ses points de vue de l’instant.

 

 

Congrès

 

 

 

Aubervilliers 1935

À Aubervilliers, élection – début de la carrière politique de Pierre Laval

 

 

Forêt

 

 

 

Josee et Pierre Laval

à Vichy 1935, Josée et son père, courses avenue Wilson.

 

 

Laval Josee repas

Déjeuner à Chateldon, juillet 1940. Les ambassadeurs du Japon et d’Espagne y seront.

Fin 1940 Pétain consigne Laval à Chateldon. Abetz sera rapidement l’artisan de sa libération.

 

 

En tournage chez Maxim’s, un des lieux préférés de Josée de Chambrun.

 

 

 

 

Dans la tête du Gendarme

90′ et 2h 28’

 

Tourné dans le département du Nord Pas de Calais en 2011, en Auvergne en 2008, le documentaire donne une vision inédite, personnelle, de ce que vit la Gendarmerie placée entre ses missions de bien public et d’autorité, les questions de maintien de l’ordre et ce qui la relie au politique.
Si la Gendarmerie est le reflet de la société civile, il est difficile en réalité de comprendre et ressentir ce que pensent les Gendarmes eux mêmes, soumis au devoir de réserve, éduqués à une certaine “tenue”. Le film fait cet essai du “face à face entre le mode de pensée personnel du gendarme et la réalité du terrain … Le gendarme est “vu” dans sa réalité humaine, ses paradoxes, ses contradictions alors qu’il doit se montrer du point de vue de sa hiérarchie et du pouvoir, sans faille” (Laurent Muchielli).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.filmsdocumentaires.com/films/3017-dans-la-tete-du-gendarme

 

 

Histoires autour de la Folie

 

 

 

 

 

 

documentaire

 

… au fur et à mesure c’est devenu un travail sur la question de l’Autre, comment on est, comment on pense, comment on réagit face à la différence de celui qui vous fait face. Ça devenait le centre du film parce que c’était aussi dans l’essentiel le centre de nos préoccupations.

Si ce tournage et sa préparation était de longue haleine et qu’il fallait beaucoup parler, c’était parce que c’était un lieu de non-dits, d’interdits. Certains des infirmiers avaient été traumatisés par leurs expériences, et le temps pris à leur donner la parole au sein même de l’Institution après guerre. Ils ont eu confiance et allaient jusqu’à des confidences qu’ils n’avaient jamais faites auparavant.

Je crois que les gens étaient très contents qu’on ne passe pas là rapidement, que l’on ne soit pas là pour voler quelque chose.

On a toujours proposé une notion d’échange. On travaille ensemble en fait. Ce n’est pas pour nous, il faut que les gens sachent ce qui s’est passé et ce qui a été vécu. C’est une conscience partagée à partir d’une conscience personnelle. C’est devenu alors ce film de mémoire vivante, vécue.
 

 

 

 

 

  • Prix Louis Marcorelles, Mention Spéciale du Jury, Festival Cinéma du Réel, Paris, France, 1993
  • Prix Spécial du Jury, Festival de Lorquin, France, 1993
  • 1er Prix, Festival International du Film de Figueira da Foz, Portugal, 1993
  • Silver Hugo Awards, Social & Political Cat., Festival Int du Film de Chicago, USA, 1993
  • 1er Prix “Traces de Vie”, Clermont-Ferrand, France, 1993
  • sortie salles Documentaire sur Grand Ecran, 1994

 

 

image Agnès Godard, son Stéphane Thiébaut, mixage Jean Pierre Laforce

 

 

 

folie01

 

 

 

 

 

 

 

Clandestino

shapeimage_1

 

 

fiction long métrage

Tourné dans le sud de la France, le trajet d’un enfant de 9 ans en fuite avec son père de Bosnie de la clandestinité, de la solitude, de l’absence du père.

 

 

Compétition officielle festival Mostra de Valencia, Espagne, 2001

sélection “Mirror of our Times: Human Rights” 21st Int. Istanbul Film Fest. (Turquie), 2002

compétition International Mediterranean Film Festival Köln (Allemagne), 2002

 

avec Antonin de Solliers, Julien Guiomar, Isabelle Pasco, Marie Rivière, Rastko Jankovic

Images Dominique Le Rigoleur, Julien Hirsch, mixage Stéphane Thiébaut

 

 

shapeimage_9

 

 

 

 

 

 

 

shapeimage_5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jul-jar-jean-rea-filtered

 

 

jul-trav-tass-anto-5-filtered