Histoires autour de la Folie

 

 

 

 

 

 

documentaire

 

… au fur et à mesure c’est devenu un travail sur la question de l’Autre, comment on est, comment on pense, comment on réagit face à la différence de celui qui vous fait face. Ça devenait le centre du film parce que c’était aussi dans l’essentiel le centre de nos préoccupations.

Si ce tournage et sa préparation était de longue haleine et qu’il fallait beaucoup parler, c’était parce que c’était un lieu de non-dits, d’interdits. Certains des infirmiers avaient été traumatisés par leurs expériences, et le temps pris à leur donner la parole au sein même de l’Institution après guerre. Ils ont eu confiance et allaient jusqu’à des confidences qu’ils n’avaient jamais faites auparavant.

Je crois que les gens étaient très contents qu’on ne passe pas là rapidement, que l’on ne soit pas là pour voler quelque chose.

On a toujours proposé une notion d’échange. On travaille ensemble en fait. Ce n’est pas pour nous, il faut que les gens sachent ce qui s’est passé et ce qui a été vécu. C’est une conscience partagée à partir d’une conscience personnelle. C’est devenu alors ce film de mémoire vivante, vécue.
 

 

 

 

 

  • Prix Louis Marcorelles, Mention Spéciale du Jury, Festival Cinéma du Réel, Paris, France, 1993
  • Prix Spécial du Jury, Festival de Lorquin, France, 1993
  • 1er Prix, Festival International du Film de Figueira da Foz, Portugal, 1993
  • Silver Hugo Awards, Social & Political Cat., Festival Int du Film de Chicago, USA, 1993
  • 1er Prix “Traces de Vie”, Clermont-Ferrand, France, 1993
  • sortie salles Documentaire sur Grand Ecran, 1994

 

 

image Agnès Godard, son Stéphane Thiébaut, mixage Jean Pierre Laforce

 

 

 

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