PINA BAUSCH EN CRÉATION

 

 

 

AN IMMERSION …

IN THE ACT OF CREATION

(working title)

documentary long strengh in développement, director Bertrand de Solliers

 

Synopsis

The film deals with the process of creation over a long period of time… how it evolves over the years with growing maturity.

(as work in progress)

 

Pina Bausch questions the creative act as well as the energies and motivations ot the act as it takes shape.

 

 

QU’EST-CE QUE JE FAIS LÀ ?

 

un regard en psychiatrie contemporaine

documentaire (titre de travail) Hôpital Saint Luc, Bruxelles

Unité d’urgences psychiatriques, chef de service Gérald Deschietere

auteur réalisation Bertrand de Solliers

 

synopsis

Le film suit les activités d’un service d’urgences psychiatriques jour / nuit, très impliqué dans l’un des deux grands hôpitaux habilités à Bruxelles pour ces prises en charge.

Depuis 30 à 40 ans, les modèles acquis en psychiatrie dans les pays occidentaux s’effritent pour différentes raisons qui vont du resserrement des budgets (des équipes) aux comportements qui se modifient profondément avec la société. Ce projet est issu de cette situation : comment interroger aujourd’hui les soins en santé mentale ?

Sur le temps d’un parcours d’un mois, le film pose cette question fondamentale : qu’est-ce que c’est être un psychiatre (ou un soignant en santé mentale) aujourd’hui ?

Quelle place ces psychiatres peuvent t’ils trouver entre les différentes contraintes et les enjeux imposés par les tensions extérieures, les usages et les soins entre besoin de paroles et nécessité de médicaments, obligation de résultats, pour le patient, pour la société ?

Et alors que nous savons qu’en psychiatrie on ne soigne pas, la plupart du temps on accompagne.

Le choix d’une unité d’urgence nous place au coeur de la vitalité de ces questions.

Films sur le Sida / rushs

trafic

 

 

Entendre pour la première fois des personnes vivant leur séropositivité au virus du Sida en 1993 alors que beaucoup en mouraient en même temps à cette époque, a été un moment « singulier » pour toute l’équipe de cinéma conviée à filmer, présente sur « Sida, Paroles de l’Un à l’Autre ».

Une annonce a été publiée sur le journal Libération juste la semaine précédente, et à part quelques mots échangés en amont, l’échange filmé a été direct, sans préparation parce que l’urgence de parler était affirmée d’emblée. Ce qui était assez impressionnant car la violence de ce qui était vécu par les personnes concernées se présentait directement dans leur essentiel – c’était l’objet même de ce film : laisser s’exprimer ceux qui étaient les seuls concernés. Et non les intermédiaires, une habitude propre des médias à l’époque de passer par ce filtre – et c’était effectivement une chose intense car tous, absolument tous, ne voyaient aucune solution sur l’avenir.

Nous avons filmé dans l’appartement loué où nous vivions 23 rue Étienne Marcel à Paris. Notre fils de deux ans présent à certains moments, l’équipe allait se laver les mains après chaque témoignage du tournage. La raison et le déraisonnable co-existaient. Nous savions que le virus ne pouvait passer par une poignée de main, mais à ce moment là, dans cette situation, nous nous pensions tous atteints, et beaucoup sont allés ensuite faire des analyses. C’était une époque terrible où dominait un effroi brut illogique. L’incertitude et la panique dominait.

La production de ce film a été l’une des plus difficiles. Le Sida, nous l’avions rencontré dans des services de psychiatrie où un nombre important de malades mouraient dans un vtrai silence. On en parlait pas. pratiquement pêrsonne dans le corps médical, en parlait. La psychiatrie était synonyme d’enfermement, et ici le Sida doublait la mise.

Le premier film produit était terminé mais endetté (Histoires autour de la Folie) et nous avons engagé le tournage de Paroles, tous les paiements étant différés, chacun a accepté, industries techniques et techniciens.

Quand la copie de travail a pu être projetée, la responsable documentaire de France 2 qui l’a vue nous a indiqué que c’était trop fort et qu’il fallait aller tourner d’autres plans, des plans de foule par exemple, qu’on pourrait diluer tout cela.

Pour Arte, il fallait tout remonter, gracieusement, pour voir. Ce sont Daniel Defert et Agnès Troublé qui ont permis financièrement de sortir le premier des trois films de cette ornière, et ensuite une avance sur recettes après tournage. Une première diffusion aux Assises d’Aides à Lyon a suivi, la sortie salle avec le courage aussi de la 25ème Heure (France 2) et de Planète qui ont ouvert la diffusion de chacun des films…

Nous faisons le choix de mettre in extenso les entretiens sonores des tournages des trois films, plus de 20 ans après. Ces moments correspondent à une époque, des instants où un certain nombre de nos questions étaient difficiles à élaborer, penser, proposer de par la nature sensible et personnelle, affective et touchante, des sujets abordés.

 

 

rushs audio uniquement

Sida, paroles de l’un à l’autre, 1993, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de soignants, 1, 1994, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de soignants, 2, 1994, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de familles, 1995, entretiens du tournage, complet

 

 

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