TERRAIN MINEURS

 

(titre de travail, film en cours de production)

 

Aujourd’hui, le Tribunal pour Enfants de Paris installé au Tribunal de Grande Instance sur l’Ile de la Cité, a compétence sur la justice des mineurs, enfants victimes, enfants auteurs, enfant victimes et auteurs de Paris et la région parisienne, de l’ensemble du territoire français concernant les délits criminels et l’international dont la radicalisation, les réseaux internationaux, et bien sûr d’abord l’ensemble de la délinquance dans cette ville multiethnique.

Sur le temps d’une année après une longue préparation, le film suit de façon attentive différentes audiences dans le cabinet de trois juges des enfants, au Parquet des mineurs, à la réception des comparutions immédiates de mineurs par des éducateurs de l’Ueat (Protection Judiciaire de l’Enfance).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ouvre cette fenêtre de notre monde contemporain dans un aspect assez tabou puisqu’il concerne l’enfance en danger, de la toute petite enfance à la fin des 17 ans.

Ces situations sont fragiles et si nous filmons certaines des histoires qui permettent des liens entre les magistrats avec des enfants, le film s’attache à la progression des situations, à l’incertitude de ces destins d’enfants qui commencent leurs vies en cherchant un futur possible.

Sensible et exigeant, le film fait l’objet d’autorisations exceptionnelles dans ces lieux du secret des familles, en prenant le temps de donner une respiration à certaines de ces histoires.

Il s’attache à montrer une justice disposée à réparer, constructive, patiente, positive y compris même quand les audiences se passent au pénal, que la Loi représente l’autorité, la sanction, la limite.

 

 

extrait avec code protégé (exclusif aux jurys du CNC Cosip et de la Procirep) :

 

 

 

 

 

© julianto 2017

 

Courts métrages sur le Louvre

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Musée du Louvre (1989 1991)

 

 

louvre-filtered

 

Prométhée

 

Le génie de l’histoire

 

Zéphyr et Psyché

 

Germain Pilon ou le désir enfoui

 

 

ciel_nuageux

 

 

Storyboards

Photos du Louvre

Extraits

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Films sur le Sida / rushs

trafic

 

 

Entendre pour la première fois des personnes vivant leur séropositivité au virus du Sida en 1993 alors que beaucoup en mouraient en même temps à cette époque, a été un moment « singulier » pour toute l’équipe de cinéma conviée à filmer, présente sur « Sida, Paroles de l’Un à l’Autre ».

Une annonce a été publiée sur le journal Libération juste la semaine précédente, et à part quelques mots échangés en amont, l’échange filmé a été direct, sans préparation parce que l’urgence de parler était affirmée d’emblée. Ce qui était assez impressionnant car la violence de ce qui était vécu par les personnes concernées se présentait directement dans leur essentiel – c’était l’objet même de ce film : laisser s’exprimer ceux qui étaient les seuls concernés. Et non les intermédiaires, une habitude propre des médias à l’époque de passer par ce filtre – et c’était effectivement une chose intense car tous, absolument tous, ne voyaient aucune solution sur l’avenir.

Nous avons filmé dans l’appartement loué où nous vivions 23 rue Étienne Marcel à Paris. Notre fils de deux ans présent à certains moments, l’équipe allait se laver les mains après chaque témoignage du tournage. La raison et le déraisonnable co-existaient. Nous savions que le virus ne pouvait passer par une poignée de main, mais à ce moment là, dans cette situation, nous nous pensions tous atteints, et beaucoup sont allés ensuite faire des analyses. C’était une époque terrible où dominait un effroi brut illogique. L’incertitude et la panique dominait.

La production de ce film a été l’une des plus difficiles. Le Sida, nous l’avions rencontré dans des services de psychiatrie où un nombre important de malades mouraient dans un vtrai silence. On en parlait pas. pratiquement pêrsonne dans le corps médical, en parlait. La psychiatrie était synonyme d’enfermement, et ici le Sida doublait la mise.

Le premier film produit était terminé mais endetté (Histoires autour de la Folie) et nous avons engagé le tournage de Paroles, tous les paiements étant différés, chacun a accepté, industries techniques et techniciens.

Quand la copie de travail a pu être projetée, la responsable documentaire de France 2 qui l’a vue nous a indiqué que c’était trop fort et qu’il fallait aller tourner d’autres plans, des plans de foule par exemple, qu’on pourrait diluer tout cela.

Pour Arte, il fallait tout remonter, gracieusement, pour voir. Ce sont Daniel Defert et Agnès Troublé qui ont permis financièrement de sortir le premier des trois films de cette ornière, et ensuite une avance sur recettes après tournage. Une première diffusion aux Assises d’Aides à Lyon a suivi, la sortie salle avec le courage aussi de la 25ème Heure (France 2) et de Planète qui ont ouvert la diffusion de chacun des films…

Nous faisons le choix de mettre in extenso les entretiens sonores des tournages des trois films, plus de 20 ans après. Ces moments correspondent à une époque, des instants où un certain nombre de nos questions étaient difficiles à élaborer, penser, proposer de par la nature sensible et personnelle, affective et touchante, des sujets abordés.

 

 

rushs audio uniquement

Sida, paroles de l’un à l’autre, 1993, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de soignants, 1, 1994, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de soignants, 2, 1994, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de familles, 1995, entretiens du tournage, complet

 

 

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