IN THE ACT OF CRÉATION

 

AN IMMERSION …

IN THE ACT OF CREATION

(working title)

documentary long strengh in développement

The film deals with the process of creation over a long period of time… how it evolves over the years with growing maturity.

 

QU’EST-CE QUE JE FAIS LÀ ?

 

un regard en psychiatrie contemporaine

documentaire (titre de travail) Hôpital Saint Luc, Bruxelles

Unité d’urgences psychiatriques, chef de service Gérald Deschietere

QU’EST-CE QUE JE FAIS LÀ ? documentaire – long métrage et 52’

 

Après le long métrage « Histoires autour de la folie » qui documentait à hauteur d’homme un siècle de psychiatrie à Ville-Evrard, le réalisateur Bertrand de Solliers veut cette fois interroger la psychiatrie au présent.

Après différentes recherches en France, il a choisi de suivre en immersion l’équipe de l’Unité de crise des urgences psychiatriques jour-nuit de Saint- Luc, dirigée par Gérald Deschietere. Son choix de réalisation est guidé avant tout par le sens de l’altérité de ce service qui cherche, trouve (ou pas) des solutions en situation de grande difficulté plutôt que de se prévaloir uniquement de méthodes cliniques et coercitives.

Qu’est-ce que le travail d’un soignant en santé mentale dans la société d’aujourd’hui ? Chaque thérapeute, du chef-psychiatre à l’aide-soignant, peut se poser cette question : « Qu’est-ce que je fais là ? ». Qui suis-je pour essayer de soigner alors qu’on sait qu’en psychiatrie on ne soigne pas et que la plupart du temps on accompagne ?

La folie interroge nos capacités d’écoute et d’acceptation. Avec l’aptitude d’assimilation ou non de ceux qui sont différents, on peut entrevoir la qualité de vie d’une société et ses limites.

L’enjeu du film est de pouvoir toucher la psychiatrie au cœur d’un lieu particulièrement intense dans les relations humaines pour en ressentir non pas les peurs, les béances et l’étrangeté mais d’en souligner son humanité et une identité commune de femmes et d’hommes. Il sera tourné sur environ deux mois.

« Le travail effectué dans une salle d’urgences psychiatriques est souvent impénétrable pour des personnes qui n’en ont pas l’expérience. Entre les images d’Epinal communes, utilisation importante de la contention, de la médication ou d’autres moyens coercitifs, et la réalité du vécu des intervenants, persiste une distorsion que l’art cinématographique avec sa capacité de dévoiler sans trop montrer pourrait interroger »    Gérald Deschietere

 

Films sur le Sida / rushs

trafic

 

 

Entendre pour la première fois des personnes vivant leur séropositivité au virus du Sida en 1993 alors que beaucoup en mouraient en même temps à cette époque, a été un moment « singulier » pour toute l’équipe de cinéma conviée à filmer, présente sur « Sida, Paroles de l’Un à l’Autre ».

Une annonce a été publiée sur le journal Libération juste la semaine précédente, et à part quelques mots échangés en amont, l’échange filmé a été direct, sans préparation parce que l’urgence de parler était affirmée d’emblée. Ce qui était assez impressionnant car la violence de ce qui était vécu par les personnes concernées se présentait directement dans leur essentiel – c’était l’objet même de ce film : laisser s’exprimer ceux qui étaient les seuls concernés. Et non les intermédiaires, une habitude propre des médias à l’époque de passer par ce filtre – et c’était effectivement une chose intense car tous, absolument tous, ne voyaient aucune solution sur l’avenir.

Nous avons filmé dans l’appartement loué où nous vivions 23 rue Étienne Marcel à Paris. Notre fils de deux ans présent à certains moments, l’équipe allait se laver les mains après chaque témoignage du tournage. La raison et le déraisonnable co-existaient. Nous savions que le virus ne pouvait passer par une poignée de main, mais à ce moment là, dans cette situation, nous nous pensions tous atteints, et beaucoup sont allés ensuite faire des analyses. C’était une époque terrible où dominait un effroi brut illogique. L’incertitude et la panique dominait.

La production de ce film a été l’une des plus difficiles. Le Sida, nous l’avions rencontré dans des services de psychiatrie où un nombre important de malades mouraient dans un vtrai silence. On en parlait pas. pratiquement pêrsonne dans le corps médical, en parlait. La psychiatrie était synonyme d’enfermement, et ici le Sida doublait la mise.

Le premier film produit était terminé mais endetté (Histoires autour de la Folie) et nous avons engagé le tournage de Paroles, tous les paiements étant différés, chacun a accepté, industries techniques et techniciens.

Quand la copie de travail a pu être projetée, la responsable documentaire de France 2 qui l’a vue nous a indiqué que c’était trop fort et qu’il fallait aller tourner d’autres plans, des plans de foule par exemple, qu’on pourrait diluer tout cela.

Pour Arte, il fallait tout remonter, gracieusement, pour voir. Ce sont Daniel Defert et Agnès Troublé qui ont permis financièrement de sortir le premier des trois films de cette ornière, et ensuite une avance sur recettes après tournage. Une première diffusion aux Assises d’Aides à Lyon a suivi, la sortie salle avec le courage aussi de la 25ème Heure (France 2) et de Planète qui ont ouvert la diffusion de chacun des films…

Nous faisons le choix de mettre in extenso les entretiens sonores des tournages des trois films, plus de 20 ans après. Ces moments correspondent à une époque, des instants où un certain nombre de nos questions étaient difficiles à élaborer, penser, proposer de par la nature sensible et personnelle, affective et touchante, des sujets abordés.

 

 

rushs audio uniquement

Sida, paroles de l’un à l’autre, 1993, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de soignants, 1, 1994, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de soignants, 2, 1994, entretiens du tournage, complet

 

 

Sida, paroles de familles, 1995, entretiens du tournage, complet

 

 

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