QU’EST-CE QUE JE FAIS LÀ ? // URGENCES PSYCHIATRIQUES

un regard en psychiatrie contemporaine

“Le comité de sélection du festival du film documentaire Traces de Vies a le plaisir de vous annoncer que le film “Qu’est Ce Que Je Fais Là ?” réalisé par bertrand de solliers / paule muxel est sélectionné pour la compétition 2020 !”

https://www.pointculture.be/magazine/articles/focus/quest-ce-que-je-fais-la/

https://www.questcequejefaisla.com/presse

B A :

https://vimeo.com/387410747

https://www.rtbf.be/culture/cinema/detail_qu-est-ce-que-je-fais-la-une-immersion-au-c-ur-des-urgences-psychiatriques-de-saint-luc-a-bruxelles?id=10483012

et

https://www.questcequejefaisla.com/

https://www.questcequejefaisla.com/intentions

 Immersion documentaire dans les Cliniques Saint-Luc à Bruxelles, Unité de Crise, Unité d’urgences psychiatriques, chef de service Gérald Deschietere – version 54′ et versions long métrage 94′ & 116′

la version de 116′ souhaitée par les réalisateurs, possède le rythme souhaité initialement à la préparation du film pour “entrer” dans l’Unité de Crise. La copie est en cours de finition technique et recherche de fonds.

réalisation Paule Muxel Bertrand de Solliers // auteur coproducteur Bertrand de Solliers

résumé

Regard Sur.. « Urgences psychiatriques » / « Qu’est-ce que je fais là ? »

Le Documentaire de Paule Muxel et Bertrand de Solliers interroge la psychiatrie au présent : quelles sont nos capacités d’écoute et d’acceptation vis-à-vis de ceux qui sont différents, pareils à nous-mêmes, dans un lieu singulier où on peut entrevoir la qualité de vie d’une société et ses limites ?

Les réalisateurs ont suivi en immersion l’équipe de l’Unité de Crise et d’urgences psychiatriques aux cliniques universitaires Saint-Luc, dirigée par Gérald Deschietere. Le choix des images et de leur luminosité est guidé avant tout par le sens de l’altérité de ce service qui cherche, trouve (ou pas) des solutions en situation de grande difficulté plutôt que de se prévaloir uniquement de méthodes cliniques et coercitives. Qu’est-ce que le travail d’un soignant en santé mentale dans la société d’aujourd’hui ?

Chaque thérapeute, du chef-psychiatre à l’aide-soignant, peut se poser cette question : “Qu’est-ce que je fais là ?”. Qui suis-je pour essayer de soigner alors qu’on sait qu’en psychiatrie on ne soigne pas et que la plupart du temps on accompagne ?

L’enjeu du film est de pouvoir approcher la psychiatrie au cœur d’un lieu particulièrement intense dans les relations humaines pour en ressentir non pas les peurs et l’étrangeté mais son humanité commune de femmes et d’hommes.

Le film, tourné et monté au plus près de la vérité chronologique des soins, se soucie des réalités intimes et . nous fait pénétrer dans un lieu où les limites humaines convergent, nous concernent et nous ressemblent.

C’est une immersion dans un bain humain qui rejoint pour notre part la normalité de la folie.

En tournant à l’Unité de Crise et d’urgences psychiatriques de Saint-Luc, c’est ce que nous recherchions : permettre de regarder et de ressentir.

Le film n’est pas une vitrine de l’Unité de Crise de Saint-Luc ; il fait l’essai d’une réflexion contemporaine sur ce que signifie ” être dans une situation psychiatrique aujourd’hui “.

« Urgences psychiatriques » / « Qu’est-ce que je fais là ? » c’est la profondeur de l’un et de l’autre : le soigné et le soignant, dans l’observation de différentes situations, qui évite le spectaculaire et se mesure avec retenue par rapport à une détresse immense, autant redoutée de l’un et l’autre.

Paule Muxel et Bertrand de Solliers conservent bien en mémoire les désirs et les craintes de l’équipe soignante par rapport au film en train de se faire avec et chez eux, et aussi leurs propres refoulements et ceux de l’équipe de tournage.

Le documentaire parle de ce que l’on voit dans l’Unité de Crise mais aussi évidemment de la façon de le regarder.

Dans ce film, les réalisateurs ne travaillent que sur le regard tout en souhaitant laisser le spectateur libre du sien.

mot de passe sur demande version 94′ sous titrée en anglais

https://vimeo.com/380434194

 

  

© Kando Alligator 2020

BA V 94′

https://vimeo.com/395096994

dossier de presse Aligator février 2020

Qu’est-ce que je fais là ? un film de Paule Muxel & Bertrand de Solliers

Versions : 94 min. Qu’est-ce que je fais là ? & 52 min. Urgences psychiatriques

un regard en psychiatrie contemporaine
à l’Unité de Crise et d’urgences psychiatriques des cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles.

Dossier de presse

YC Aligator Film (Bruxelles) – Kando (Paris) – Qu’est-ce que je fais là ? (94 min.) – Urgences psychiatriques (52 min.)

Qu’est-ce-que je fais là ? , du temps, de la parole et de l’humain. Qu’est-ce-que je fais là ? , les patients, les soignants, ceux et celles qui regardent le film.

 

Synopsis

Après le long métrage Histoires autour de la folie (1993) qui documentait à hauteur d’homme un siècle de psychiatrie à Ville-Evrard, le premier asile public de France fondé en 1868 dans la région parisienne, Qu’est-ce que je fais là ? interroge la psychiatrie au présent : nos capacités d’écoute et d’acceptation, dans un lieu singulier où on peut entrevoir la qualité de vie d’une société et ses limites.

Les réalisateurs ont suivi en immersion l’équipe de l’Unité de Crise et d’urgences psychiatriques aux cliniques universitaires Saint-Luc, dirigée par Gérald Deschietere. Le choix des images et de leur luminosité est guidé avant tout par le sens de l’altérité de ce service qui cherche, trouve (ou pas) des solutions en situation de grande difficulté plutôt que de se prévaloir uniquement de méthodes cliniques et coercitives.

Qu’est-ce que le travail d’un soignant en santé mentale dans la société d’aujourd’hui ? Chaque thérapeute, du chef-psychiatre à l’aide-soignant, peut se poser cette question : “Qu’est-ce que je fais là ?”. Qui suis-je pour essayer de soigner alors qu’on sait qu’en psychiatrie on ne soigne pas et que la plupart du temps on accompagne ?

L’enjeu du film est de pouvoir approcher la psychiatrie au cœur d’un lieu particulièrement intense dans les relations humaines pour en ressentir non pas les peurs et l’étrangeté mais son humanité commune de femmes et d’hommes.

Ce film, tourné et monté au plus près de la vérité chronologique des soins, se soucie de réalités intimes. Progressivement, cet angle nous fait pénétrer dans un lieu où les limites humaines convergent, nous concernent et nous ressemblent. C’est une immersion dans un bain humain qui rejoint pour notre part la normalité de la folie. En tournant à l’Unité de Crise et d’urgences psychiatriques de Saint-Luc, c’est ce que nous recherchions : permettre de regarder et de ressentir.

Le film fait l’essai d’une réflexion contemporaine sur ce que signifie « être dans une situation psychiatrique aujourd’hui ».

Qu’est-ce que je fais là ? , c’est la profondeur de l’un et de l’autre : le soigné et le soignant, dans l’observation de différentes situations, qui évite le spectaculaire et se mesure avec retenue par rapport à une détresse immense, autant redoutée de l’un et l’autre.

Nous conservons bien en mémoire les désirs et les craintes de l’équipe soignante par rapport au film en train de se faire avec et chez eux, et aussi nos propres refoulements lors du tournage.

Qu’est-ce-que je fais là ? parle de ce que l’on voit dans l’Unité de Crise mais aussi évidemment de la façon de le regarder. Dans ce film, nous ne travaillons que sur le regard tout en souhaitant laisser le spectateur libre du sien.

Paule Muxel et Bertrand de Solliers, 2019

 

« Le travail effectué dans une salle d’urgences psychiatriques est souvent impénétrable pour des personnes qui n’en ont pas l’expérience. Entre les images d’Epinal communes, utilisation importante de la contention, de la médication ou d’autres moyens coercitifs, et la réalité du vécu des intervenants, persiste une distorsion que l’art cinématographique avec sa capacité de dévoiler sans trop montrer pourrait interroger.

L’idée d’un film quand il m’a été proposé était selon moi complexe à penser ̶ que montrer ? Comment ? Avec quels objectifs ? Comment assurer les dimensions déontologiques et éthiques d’un tel projet ? ̶ Et simultanément une tentative de réponse, incertaine et partielle, aux interpellations, soucieuses ou quasi impudiques, régulièrement énoncées sur la réalité du travail de la crise.

L’immense respect ressenti pour le travail clinique effectué, avec ses aléas, ses imperfections et ses doutes, et la pudeur, cette juste distance des réalisateurs Paule Muxel et Bertrand de Solliers a croisé mon envie et celle des membres de l’équipe de l’Unité de Crise de découvrir autrement ce que nous faisons tous les jours à l’aide du regard sur soi qu’amène le film.

Nous avons donc été heureux de participer à ce film, à la fois vécu comme une surprise ̶ « Je ne me reconnais pas dans la pensée des autres quand elle devient totalisante, quand elle cadastre le réel au lieu de le vivre et d’accepter ses surprises » écrit Gérard Macé ̶ et dans le désir persistant de dévoiler ce qui peut l’être dans notre quotidien de soignants. »

Gérald Deschietere, Responsable Unité de Crise, Cliniques universitaires Saint-Luc, 2019

 

« Qu’est-ce que je fais là ? tourné à l’Unité de Crise et d’urgences psychiatriques des Cliniques Saint- Luc à Bruxelles, dévoile clairement un temps de soin. C’est exceptionnel. Il montre le soin psychiatrique dans ses débuts, avec ses gestes d’accueil et le choix attentif des mots que font les soignants lors de ces moments précis du premier contact avec un nouveau patient, lequel d’ailleurs ne se pense pas malade. Ce qui est filmé dans cette Unité constitue le moment-clé de la psychiatrie : c’est l’accueil humain et chaleureux d’une personne perdue dans sa souffrance psychique, là d’abord reconnue ‘homme ou femme’ avant tout diagnostic et tout soin et le début d’un accompagnement qui se poursuivra ainsi.

Sans le soutien d’aucun commentaire, nous comprenons ce qui se déroule et ce qui permet à chaque patient de peu à peu nouer un lien et comprendre ‘ce qu’il fait là’ alors qu’il vient de vivre une rupture confuse avec son environnement. Nous apprécions la qualité de l’enseignement considérable que ce film apporte pour de nouveaux soignants, tout aussi bien que pour l’information du grand public. Certes n’est pas précisée la complexité de la formation préalable de ces soignants, ni le contexte novateur de l’organisation de la psychiatrie en Belgique en 2019. Autres débats.

Ce qui est redouté dans la réalisation de ces films, outre la question complexe de l’accord de chaque personne filmée, c’est de laisser croire « qu’il suffirait de copier ce qui est filmé » pour soigner. Pure illusion : ce qui soigne est seulement l’expérience concrète et renouvelée de liberté dans laquelle se trouve un soignant au moment présent pour accueillir l’autre et attendre qu’ainsi « porté », comme dit Pierre Delion, psychiatre, l’autre advienne à sa vérité et à son désir de communiquer, à sa façon. »

Guy Baillon, psychiatre

 

A propos des documentaires « Urgences psychiatriques » (52’) et « Qu’est-ce que je fais là ? » (94’) de Paule Muxel et Bertrand de Solliers

En immergeant le spectateur dans les urgences psychiatriques d’un hôpital général, ces deux documentaires se révèlent particulièrement intéressants pour le public mais aussi formateurs pour les professionnels de la santé mentale. Ils sensibilisent aux enjeux de la crise et déploient le temps et les moyens nécessaires au rétablissement d’un équilibre psychique. Ils permettent aux étudiants d’être en contact avec la psychiatrie et les différents visages de la psychopathologie.

Chaque situation rencontrée aux urgences illustre la nécessité du travail à plusieurs pour appréhender le psychisme humain. Mise en liens et mise en mots sont des axes essentiels qui ressortent de façon très explicite des deux documentaires. Face à la crise et à la déliaison au sein du fonctionnement psychique, la multiplicité des intervenants offre un contenant idéal même s’il n’est parfois pas suffisant. Les murs de l’institution ont également un impact favorable si l’équipe peut y apporter l’humanité nécessaire. Cette humanité, les deux documentaires nous la montrent via les échanges entre professionnels et entre professionnels et patients. Le spectateur peut y voir toute l’humilité avec laquelle l’équipe se laisse instruire par ses patients pour pouvoir mieux les aider. Cet aspect des documentaires est crucial pour les étudiants et les jeunes soignants qui ont parfois tendance à associer le savoir du praticien (son « expertise ») à la guérison de son patient. Ici, le savoir des soignants est mis à disposition des patients pour les aider à « s’apaiser », un terme sans prétention et pourtant crucial pour tout être humain en quête d’équilibre. Ainsi, on voit dans « Urgences psychiatriques » une soignante chercher avec une patiente ce qui pourrait l’apaiser pour finalement partir à la recherche de feuilles et de crayons de couleur. L’attention systématique portée à la lumière que souhaite le patient dans la chambre d’isolement est un autre « détail » qui révèle l’importance de la fonction contenante. Par ces attentions individualisées, sorte de couture sur mesure, les soignants réintroduisent dans le social celui qui en a été mis à l’abri. L’équipe, attentive au discours du patient, mais aussi de celui ou celle qui l’a amené aux urgences, collecte et rassemble les morceaux de tissus mis à sa disposition. Elle les propose ensuite au patient qui peut s’en saisir afin de tisser la suite de son histoire et tenter de remettre du sens dans l’insensé de la crise.

Dans « Qu’est-ce que je fais là ? », le spectateur peut appréhender ce que le psychisme des patients fait vivre aux intervenants. Aux premières loges de la souffrance humaine, une juste distance est salutaire : ni trop proche, ni trop loin. Une des patientes à la fois SDF, malade et agressive met l’équipe (et le social de façon plus large) à l’épreuve. Plus aucune structure d’accueil ne souhaite la recevoir. Le spectateur peut vivre avec l’équipe différents affects comme l’agacement, le désarroi, la tristesse, l’impuissance… L’épuisement guète, les professionnels ont à faire avec les limites du patient et de notre société actuelle.

Les futurs soignants pourront également se rendre compte que la psychopathologie ne peut se laisser enfermer dans le prisme théorique d’un catalogue ou d’un meuble à tiroirs. Nul patient ne rentre dans une case ; seuls sont « étiquetés » certains comportements. A l’encontre des stéréotypes dans ce domaine, le documentaire nous montre qu’il n’y a pas de cloison entre folie et normalité. Il plaide pour un continuum allant de la souplesse et la liaison à la fixation et la déliaison.

Laurence Jacques
Criminologue, psychologue, psychothérapeute analytique
SSM à l’ULB – La Plaine
Assistante chargée d’exercices à l’ULB (Faculté des Sciences Psychologiques et de l’Education, Faculté de Droit et de Criminologie)

 

Note des réalisateurs : filmer la psychiatrie ?

Le film Qu’est-ce que je fais là ? se caractérise par une approche personnelle qui suit dans une écriture totalement différente une réalisation comme Histoires autour de la Folie, documentaire long métrage sorti en 1994 en salles. Mais aussi d’autres films en relation avec la société dont trois longs métrages à propos du sida – le second étant recentré sur le questionnement des soignants –. Un autre sur la conscience des gendarmes sur leur métier. L’excellence et le Doute sur la jeunesse et ses prospectives en milieu scolaire. Dernièrement Terrain Mineurs tourné au Tribunal pour Enfants du TGI de Paris.

Ces documentaires s’intéressent à l’observation du « vécu-dans-sa-progression », aux relations en train de se faire ou se défaire, et laissent aussi surtout au spectateur la place de se ménager son propre point de vue, une constante dans notre engagement sur nos films, avec l’autre point commun, un temps réel de préparation, tournage et montage.

Depuis quelques années, nous nous interrogeons sur l’écoute de la psychiatrie contemporaine dans une forme de regard différente, et ce projet est aussi né du fait d’être resté immergé depuis plus de vingt-cinq ans sur ce questionnement de l’approche des « maladies mentales », sorte de carrefour des limites humaines mais aussi du fonctionnement de la société, un miroir qui nous a toujours passionné et qui reste en relation avec les films réalisés entretemps.

La psychiatrie représente de notre point vue le lieu où la société éprouve ses points de tolérance et les limites de ce qu’elle accepte ou pas des comportements humains, une sorte de « pouls » vital en activité entre tolérance et oppression possible, sourde et invisible selon les lieux et les personnes où elle se pratique. Autant dire qu’il s’agit là d’un questionnement essentiel de la vie humaine et sociale et une fenêtre singulière, à la fois à part et permanente, de regard documentaire et d’observation des limites du «frottement» entre les libertés individuelles et les institutions, les règles de l’acceptation commune sans cesse interrogées, le possible et l’impossible.

La psychiatrie – ou le soin de l’Autre dans les maladies mentales – ne se produit pas de la même manière selon les époques historiques, l’état de la société qui influent sur le fonctionnement des Services de santé eux-mêmes. Nous savons que les crises économiques et les différents conflits, les guerres représentent des points particulièrement visibles qui ont une influence directe sur son fonctionnement. Chaque époque instruit une étape avec ses évolutions, entre autres celle des neuroleptiques apparus après la seconde guerre mondiale. Avec la disparition progressive des liens qui caractérise nos sociétés occidentales « évoluées » toujours en quête d’économie sur les budgets publics, observer la psychiatrie contemporaine opère comme une sorte de baromètre des valeurs collectives et de notre capacité à assumer nos limites et divergences. C’est ce qui nous a amené à ce film – regard de la psychiatrie comme un carrefour de situations humaines dans leurs enjeux actuels.

Et c’est sans doute particulièrement visible aux urgences de Saint-Luc à Bruxelles, un lieu choisi précisément pour sa qualité d’approche des soins possibles. Cette rencontre avec le Chef de service Gérald Deschietere et l’Unité de Crise de Saint Luc fait suite à un tournage interrompu en France en 2014 suite à l’effondrement imprévu d’un service de psychiatrie que nous avions précisément choisi pour le sens de son engagement concret et ses entretiens sur l’altérité. La suite ayant été une recherche sur plusieurs services psy mais qui en fait n’ont pas permis d’accéder à cette fenêtre recherchée de qualité des soins et d’approche vis à vis des patients. Le fait de tourner à Bruxelles est devenu aussi l’opportunité de trouver une distance différente par rapport aux réalisations précédentes qui ont pu précédemment être engagées.

Pourquoi une recherche de la qualité des soins en maladies mentales ? La question ne devrait pas se poser, elle est éthique dans le fond et présuppose tout investissement dans les soins médicaux. Et c’est ce qui nous a fait arrêter le tournage du film en 2014 : malgré l’intérêt de la question, pourquoi rendre témoin une équipe censée protéger et soigner des personnes en difficulté alors qu’elle-même se désagrège ? À l’inverse de l’opportunité assez courante aujourd’hui d’interroger une psychiatrie en difficulté – pour plusieurs raisons et sans doute pas seulement budgétaires – notre investissement s’est concentré sur l’essai de regarder que l’engagement et l’écoute sont toujours possible.

Nous restons aussi attachés à la manière d’engager un documentaire et de le rendre plus vivant dans son immersion naturelle en s’impliquant progressivement dans des constructions précises vécues dans le Service même. Néanmoins, avec le temps d’observation, nous procédons sur des axes prioritaires dans la façon de regarder et de susciter. Placés devant des situations instantanées souvent intenses, nous nous y engageons avec distance et humilité. Le film Terrain Mineurs était de ce registre.

Il sera toujours difficile de parler de psychiatrie et filmer la psychiatrie est un défi. Si des réalisateurs connaissent bien leur sujet parce qu’ils se trouvent au cœur de son imbrication et de sa faisabilité, nous restons aussi conscients des risques permanents de notre position externe et de la mesure qu’il faut observer.

Dans ce sens, nous nous sommes plus attachés à des pathologies d’urgence plus contemporaines que chroniques et à observer les soignants en questionnement. Ces situations nous parlent parce qu’elles sont en lien avec des malaises de la vie actuelle, notamment avec des adolescents ou sortant de l’adolescence, en pleine épreuve de vie familiale, sociale, de reconnaissance, d’adaptation, d’insertion.

Nous essayons de regarder cette psychiatrie dans sa dimension humaine qui la différentie des autres pathologies et pratiques de soins, avec son besoin paradoxal et nécessaire de réparer, voire d’intégrer socialement donc humainement. La psychiatrie n’a rien de commun avec la médecine de nature plus technique où on sait reconstruire ou pas. Une psychose et une jambe cassée cela n’implique pas les mêmes énergies. Une psychose cela prend une vie. Cela « est » une vie.

On ne peut éluder la dimension politique de la psychiatrie du point de vue justement de l’intégration (la fin des Asiles et la Sectorisation en France portent toujours ce problème impossible à gérer qui a pour base la protection commune des personnes). Et en termes de budget, la psychiatrie, qui par nature évolue peu, est en permanence le parent pauvre, refoulé, en bas des lignes budgétaires des différentes politiques de santé, alors qu’elle est un symptôme essentiel de l’adaptation des uns avec les autres. Aujourd’hui, les patients, les familles et les soignants lancent des cris d’alerte et sont gravement touchés par la crise du secteur de la psychiatrie et de l’hôpital public en France.

La Folie, la psychiatrie, représentent ce dont on a peur et se défie. Synonyme d’internement et de refoulement, d’écartement, de tout ce qui échappe ou glisse et dont on n’a pas la maîtrise, au pire aidé par les médias qui la présentent souvent à tort dans son aspect criminel (elle fait partie de l’arsenal des manipulations possibles du pouvoir en matière de peur sécuritaire par son aspect dérangeant).

La «folie» interroge les limites d’écoute et d’acceptation. Dans cet esprit, le film interroge implicitement ces limites en observant les attitudes et les solutions envisagées vis à vis de ceux qui se trouvent en bordure des usages (borderline), de l’acceptation sociale, de ce qui est tolérable ou pas socialement, presque à la limite de l’essoufflement.

C’est ce que rend compte la fin du film qui suggère les limites de qu’est le soin en psychiatrie et interroge sa fonction, sa nécessité même.

Le film se place dans cette proximité des regards au fil des rencontres. Il essaye de les restituer en suivant un choix d’histoires concrètes qui parlent de moments difficiles, des histoires de personnes qui se reconstruisent ou pas, où l’équipe de soins peut fréquemment se trouver elle-même en question.

Ceci est important dans la façon de focaliser l’équipe soignante pour que les spectateurs puissent construire et suivre eux-mêmes l’évolution de telle ou telle histoire. Ici aussi nous nous trouvons en intra dans l’Unité complète d’urgence de la Clinique Saint Luc, insérés dans l’espace psychiatrique mais en correspondance avec tous les autres lieux et pratiques de soins. Insérés aussi dans la ville de Bruxelles qui apparaît comme le poumon entier d’un corps construit de l’ensemble cohérent de toutes ces histoires fragmentées.

Dans le film, le spectateur se trouve placé au pivot de cette écoute, c’est-à-dire : comment faire ? et : qu’est-ce qui est possible ? Puis la question terrible parce que parfois sans réponse qui habite tous les soignants spécialisés dans cette pratique : où va-t’on ? Et qui suis-je pour le faire ? Le film se place en écho avec l’identité des soignants, les psychiatres, les psychologues, assistantes sociales, infirmiers psy, tous les maillons essentiels des relations thérapeutiques qui se construisent devant nous. Le titre du film Qu’est-ce que je fais là ? fait alors référence à « à quoi je sers ? » et « qui suis-je moi-même pour le prétendre ? » (suis-je à la hauteur ? ).

L’éthique dans ce film en est la force de conduite. Si on ne sait pas où va le patient, où va le psychiatre ? Et si on ne sait pas où va le psychiatre, où va le patient ? L’éthique est le conducteur du film qui ne peut pas « filmer » et « être monté » sans un engagement précis de respect du rapport à l’Autre. Cette question de fond associant psychisme et comportements reflète les décisions qui sont prises ou pas, modifiées, etc. Elle est essentielle et déborde le champ seulement médical. C’est d’ailleurs le fond même de cette pratique : une prise de conscience constante, réfléchie, et c’est bien la perspective constante de cette conduite que donne à voir le film dans son entier. La « psychiatrie » ne se résume pas à un soin, ce sont des attitudes.

Le film se concentre sur le rapport à l’autre et sa vérité, un effort altruiste qui nous semble nécessaire quand on évoque les termes de soins psychiques, à savoir des personnes qui font des choix, ont décidé de s’investir pour essayer d’aider, regarder, voir et reconstruire. Il est difficile de tenir un rôle quelconque en psychiatrie sans cet investissement.

Et si le film permet un suivi construit des situations, il n’apporte aucune réponse personnelle sur celles-ci au niveau de sa réalisation. Il reste la proposition humble d’un regard qui tient compte et respecte les différences de faits et de situations et leurs développements, parce que ce n’est pas le rôle du film de juger. Par respect des personnes filmées, les soignants, souvent déstabilisés, préoccupés par la douleur, par devoir pour nous-mêmes de faire face avec distance – la construction mais aussi la lumière choisie de l’image, sa distance et son cadre, jouent un rôle primordial face à certains de ces destins dont la finalité naturelle pourrait être le suicide.

Dans ces moments-là, nous frôlons avec respect la possibilité ou non de parler publiquement de la « folie » tout en mettant naturellement l’accent sur sa normalité, le fait qu’elle nous ressemble et que nous ne sommes pas différents, patients, soignants, nous et vous.

Face aux situations de troubles mentaux profonds, l’exclusion, le chômage, le décrochage scolaire, l’éclatement de la cellule familiale, les burn out, l’exil sont autant de facteurs déclencheurs de pathologies psychiatriques. Les urgences psychiatriques ne cessent d’augmenter. À Bruxelles, comme ailleurs, c’est une généralité, peut-être liée au fait du nombre, de la promiscuité, de la précarité et d’une société qui n’a plus le temps. Tentatives de suicide, éthylisme, toxicomanie, état délirant ou dépressif constituent souvent l’expression clinique de situations de crise personnelle. L’augmentation des urgences psychiatriques reflète sans doute un «mal de vivre» propre à la population urbaine, véritable «vivier psychiatrisant», bien que ces phénomènes s’observent aussi en dehors des villes. Une des questions que pose le film : la psychiatrie et les services d’urgences psychiatriques sont-ils réellement là pour panser les maux de la société ? La mission d’un psychiatre n’est pas de résoudre ces afflictions (ce n’est pas sa fonction et elle n’y est pas préparée) mais de les traiter… C’est une des raisons essentielles d’interroger la psychiatrie contemporaine, à savoir comment pourra t’elle tenir face aux enjeux à venir ?

L’unité de crise et d’urgences psychiatriques – Cliniques universitaires Saint-Luc

Cette unité est intégrée au sein du service des urgences générales. Elle organise l’accueil de toutes situations d’urgence et de crise mais aussi, par un travail ambulatoire de crise, assure le suivi à moyen terme. Elle a également développé un important travail d’aval en s’impliquant dans la construction d’un réseau ambulatoire et d’une équipe mobile de crise.

De plus, depuis quelques années, elle occupe une position centrale dans l’application urgente de la loi du 26 juin 1990 relative à la protection de la personne du malade mentale. Elle est aujourd’hui dirigée par le Docteur Gérald Deschietere.

Saint-Luc Magazine : De quelles qualités faut-il faire preuve pour travailler aux «urgences psy»?

Dr Gérald Deschietere: il faut être généreux. Les psychiatres ne soignent pas uniquement avec du savoir et des connaissances médicales. Ils soignent aussi avec ce qu’ils sont en tant que personnes. Particulièrement dans l’unité de crise et d’urgences psychiatriques où il faut être créatif et vraiment

vouloir comprendre ce qui amène le patient à consulter en urgence. Sinon, on ne tient pas le coup longtemps! Nous sommes régulièrement confrontés à des patients agités, parfois violents, et ce n’est pas facile tous les jours, surtout dans les cas impliquant des adolescents et des seniors. Une autre grande difficulté est le désir de mort de certains patients. D’autant plus quand, malgré les soins prodigués, il s’avère plus fort et que le patient met fin à ses jours…

SLM: Pourquoi votre unité différencie-t-elle les notions de «crise» et d’ «urgences psychiatriques»? Quelle est la différence entre ces deux concepts?

GD: La crise correspond à des symptômes psychiques, comme une tristesse intense, une angoisse insurmontable, etc., mais ne révèle pas forcément une maladie mentale. Ces symptômes, que nous pouvons tous éprouver un jour, sont provoqués par une difficulté de vie ponctuelle: une dispute de couple, un problème familial aigu, un souci professionnel grave, etc. Les crises représentent plus de la moitié de nos interventions. Une urgence psychiatrique correspond plutôt à ce qu’on appelle une décompensation. C’est-à-dire une maladie mentale qui n’est pas ou plus stabilisée et dont les symptômes se manifestent de façon plus intense, plus brutale. Dans tous les cas, nous sommes confrontés à des personnes en souffrance, que nous essayons d’aider. Car outre la prise en charge immédiate, nous proposons également des consultations «postcrises», au sein même des urgences, dans les jours et les semaines qui suivent.

SLM: Aux Urgences, en quoi le patient psychiatrique est-il différent des autres patients?

GD: dans plus d’un cas sur deux, nous travaillons avec des gens qui ne veulent pas de notre aide. Ils ont été amenés aux urgences (par des parents, la police, etc.) contre leur gré. Soit ils ne réalisent pas ou n’admettent pas qu’ils ont besoin de soins, soit ils n’en veulent pas. Ce n’est pas comme dans d’autres domaines de la médecine où, généralement, les gens se laissent soigner. En psychiatrie, pour qu’un traitement fonctionne, il faut l’accord, l’engagement et la collaboration du patient. Or, à moins d’un danger réel ou d’une décision de justice, nous n’imposons jamais les soins, nous n’hospitalisons personne contre son gré. Mais nous essayons d’établir un lien de confiance, de négocier avec le patient afin de le convaincre de revenir nous voir en consultation.

SLM: Pourquoi a-t-on mis sur pied cette Unité?

GD: Cela s’inscrivait – et s’inscrit toujours – dans une évolution qui a commencé dans les années 70 en Belgique: la désinstitutionalisation de la psychiatrie. Dans certains cas, quand le patient représente un danger pour lui-même ou pour autrui, l’hospitalisation est nécessaire. Mais la plupart du temps, il peut tout à fait être soigné en ambulatoire ou par des équipes mobiles, à l’intérieur de la cité, c’est-à-dire en restant dans son milieu familial, son habitation, et non en dehors. En fonction de son état, le patient peut s’intégrer dans la société et mener une vie plus ou moins normale. À condition, bien sûr, qu’il soit régulièrement suivi et que sa maladie soit stabilisée.

SLM: Cela va à l’encontre de la vision que la plupart des gens ont de ces patients…

GD: tout à fait. Les gens pensent, à tort, que tous nos patients représentent un danger pour la société. C’est faux! S’ils sont dangereux pour quelqu’un, c’est presque toujours pour eux-mêmes, notamment via des actes suicidaires. Et ils sont plus souvent victimes d’agressions qu’agresseurs eux- mêmes… // www.saintluc.be/ 08-09/2011/Candice Leblanc

Filmographie réalisateurs Paule Muxel & Bertrand de Solliers

Des films réalisés en choisissant des situations qui nous interpellent par intuition ou suite à des rencontres.

Selon chaque film, les diffusions concernent Arte, France 2 et 3, Planète, des chaînes régionales, certains distribués en salles.

Réaliser en indépendant implique depuis le début une constance d’engagement. Films

1986 « QU’EST-CE QUE TU FAIS LÀ ! sur un tableau de Jean Charles Blais » 35 mm 8’, image Caroline Champetier Mention, Festival International du film d’Art, C. G. Pompidou, France, 1986

1988 « PSYCHÉ » 35 mm, 1’, initie au Musée du Louvre la collection de films « une minute une oeuvre » 1989 « TILIMBOM » HI 8 mm 24’, réalisation image Bertrand de Solliers

1990/91 « PROMÉTHÉE» / «LE GÉNIE DE L’HISTOIRE» / «L’ESCLAVE REBELLE» / «ZÉPHYR» / «LA RÉSURRECTION » / « PORTRAIT DE FEMME » 35 mm, 1à 2’, Musée du Louvre image Caroline Champetier

1991 « GERMAIN PILON ou LE DÉSIR ENFOUI » 35 mm, 14’ Musée du Louvre image Agnès Godard Prix à la Qualité, CNC, France, 1992
Prix du Meilleur documentaire, Fifart, Suisse, 1992

1993 « HISTOIRES AUTOUR DE LA FOLIE » (STORIES ABOUT MADNESS) documentaire 35 mm – 3 h 40′ image Agnès Godard, son Stéphane Thiébaut Jean Pierre Laforce / Autre version, diffusion sur « Grand Format » ARTE titre « Mémoires d’Asile ».

Prix Louis Marcorelles & Mention Spéciale du Jury, Festival Cinéma du Réel Paris France 1993 // Prix Spécial du Jury, Festival de Lorquin France 1993 // 1er Prix, Festival International du Film de Figueira da Foz Portugal 1993 // Silver Hugo Awards, Social & Political Cat., Festival Int du Film de Chicago USA 1993 // 1er Prix Traces de Vie, Clermont-Fd France 1993 // help of MEDIA (programme de la communauté européenne)

1993 « SIDA, PAROLES DE L’UN A L’AUTRE » (PASSING THE WORD ON) documentaire long-métrage 35 mm – 73′ DVD éd Montparnasse, image Agnès Godard, son Jean Pierre Laforce

1er Prix du Documentaire & Prix de l’ACCT, Festival International d’Amiens France 1993 // Prix « Clef Blanche », Festival de Lorquin, France, 1994 // Certificate of Merit, Festival International du Film de Chicago, USA, 1994 // help of BABEL – MEDIA

1994 « SIDA, UNE HISTOIRE QUI N’A PAS DE FIN » (A STORY THAT KNOWS NO END) 35 mm – 95′ image Agnès Godard, son Jean Pierre Laforce

Prix spécial Festival de Lorquin, France, 1995 // Sélection du Forum, Festival du Film de Berlin, Allemagne, 1995 // diffusion internationale MAE // help of MEDIA

1995 « SIDA, PAROLES DE FAMILLES » (WHEN FAMILIES SPEAK) 35 mm – 103′, image Agnès Godard, son Jean Pierre Laforce // help of MEDIA

1997 « ŒIL POUR ŒIL » / (AN EYE FOR AN EYE) fiction long métrage. Aide à l’écriture CNC avance sur Rec. / ateliers EAVE, 1997, EQUINOXE / présélections ACE, FASTLANE POLYGRAM, MEDIA.

1997 « CAPTEUR DE RÊVES » documentaire, France 3, 52’

2001 « CLANDESTINO » fiction 35 mm – 1 h 13’ / réalisation Paule Muxel, image Julien Hirsch, Dominique Le Rigoleur, montage Yann Dedet, Luc Forveille, son Stéphane Thiébaut // Avec Julien Guiomar, Rastko Jankovic, Antonin de Solliers, Marie Rivière, Isabelle Pasco.

Compétition officielle festival Mostra de Valencia, 2001 // Selection “Mirror of our Times: Human Rights” 21st Int. Istanbul Film Fest, 2002 // Compétition int. Mediterranean Film Festival Köln, 2002

2005 « LES HÉRITIERS » (THE HEIRS) 1h40’, documentaire, help of DOCUMENTARY MEDIA 2006 « L’ANNÉE DERNIÈRE À VICHY » (LAST YEAR IN VICHY) 1h40’ & 1h45’, diffusion ARTE. 2007 « ÇA VA MAL, ET VOUS ? » 12 x 26’ & version longue
2007 « DANS LA TÊTE DU GENDARME » documentaire, 5 x 52′ & version longue 90’

2009 « LE CENTRE DE L’UNIVERS » documentaire, 2x 52′ & version longue

2010 « PHILIPPE PÉTAIN » diffusion ARTE prime time, tournages sur sept pays étrangers : Allemagne, Italie, GB, Espagne, Portugal, Israël, États-Unis, documentaire, 1h40’, distribution Arte International. Help of MEDIA. DVD ARTE

2011 « LE MONDE SELON MICHELIN » documentaire, 2 x 52′ & 1h40’, distribution Arte International.

2013 « L’EXCELLENCE ET LE DOUTE » (EXCELLENCE AND DOUBT) documentaire, 52’ / long métrage 1h45’

Sélection Festival des Films du Monde Aout, Montréal, Canada, 2014

2014 « LE GRAND VICHY » documentaire, 52 & 60’

2016 « LES CARNETS DE JOSÉE LAVAL » documentaire, 52 et 2 x 52’

2018 « TERRAIN MINEURS » documentaire

version TV Compétition Officielle FIPA 2018 2 x 1 h 58’

version long métrage Compétition « Documentaires du Monde » Festival des Films du Monde Aout, Montréal, Canada, 2018

version 52’ France 3 titre « TRIBUNAL POUR ENFANTS » L’heure D et Région Ile de France (juin juillet 2018), diffusions Festival international du Film Judiciaire, cent projections-débats organisées avec des collèges et lycées par le TGI de Paris, novembre 2018.

long métrage : sortie nationale le 5 mars 2019 aux 3 Luxembourg, Paris avec débats (2 h 17’).

2020 « JOSÉE LAVAL » version long métrage des « Carnets ». Finition de la version long métrage du film en rapport avec la fille de Pierre Laval, « Josée Laval ».

2019 « QU’EST-CE QUE JE FAIS LÀ ? » long métrage,
dont le 52’ – titre « URGENCES PSYCHIATRIQUES » (France 3 RTBF)

Unité de Crise et d’urgences psychiatriques- Cliniques universitaires Saint Luc dirigée par Gerald Deschietere Bruxelles, jour nuit. Coproduction Belgique (Yc Aligator Film) – France (Kando).

2020 « IN THE ACT » documentaire en développement …
1984-2019 photographies / dont Musée du Louvre (1988/1990). Autres.

Mise à jour permanente selon disponibilité du site MÉMOIRES VÉCUES qui réunit au départ les principaux rushes de « L’ANNÉE DERNIÈRE À VICHY » : les témoins filmés à Vichy de 2003 à 2006 (environ 40 heures) et du film « PHILIPPE PÉTAIN » (avec entre autres Henry Rousso, Robert Paxton, Emilio Gentile, Marc Ferro).

Complété actuellement par la mise en ligne de l’ensemble de la préparation d’« Histoires autour de le Folie » incluant des dizaines d’heures d’entretiens avec certains moments filmés en video 8 à l’époque des derniers témoins de la période asilaire sur les années 1930, gardiens et gardiennes d’asile dont des témoins de la présence entre autres d’Antonin Artaud et de Camille Claudel, et le psychiatre Lucien Bonnafé, l’un des précurseurs, moteur en France de la psychiatrie moderne d’après guerre.

http://unefinelignerouge.com/memoires-vecues/ http://unefinelignerouge.com/films/

Filmographie (extraits)YC ALIGATOR FILM Eric Van Beuren, Marie Kervyn, Producteurs

La Maison Bedoret, de Boris Van der Avoort, court-métrage documentaire, hommage à l’architecte belge Jacques Dupuis, avec l’aide de la Cellule Architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; En préparation. Détruire rajeunit, de Benjamin Hennot, long métrage documentaire en pré-production.
Qu’est-ce que je fais là ? – Un regard sur la psychiatrie contemporaine, de Bertrand de Solliers, documentaire 94’ et 52’/Urgences psychiatriques. En coproduction avec Kando.

Le Dormeur éveillé de Boris Van der Avoort, long métrage documentaire en production.
Stan & Ulysse, l’esprit inventif, de Benjamin Hennot, documentaire, 63’, sortie en salles le 9 mai 2018.
Roland Topor, songes, mensonges, panique et déconnade, de Serge Sarfati, documentaire, 52’, 2018. En coproduction avec Prismédia.
Yves Zurstrassen, peintre de Michelle Porte, documentaire, 52 min et 22 min., 2018. En coproduction avec la Fondation Yves Zurstrassen
Celui qui sait saura qui je suis, documentaire, 75’, de Sarah Moon Howe, sortie en salles le 18 octobre 2017
La Langue rouge, portrait de l’artiste Walter Swennen, de Violaine de Villers, documentaire, 70’, sortie en salle le 7 décembre 2016.
La Bataille de l’Eau Noire, de Benjamin Hennot, documentaire long métrage 73’. Sortie en salles le 23 septembre 2015
Belgian Disaster, de Patrick Glotz, long métrage, sortie en salles le 30 septembre 2015
Les Chevaux de Dieu, de Nabil Ayouch, long métrage, 2012. Sortie nationale : février 2013. Prix François Chalais – UCR Cannes 2012 ; Prix Spécial du Jury, Prix Jury Junior – FIFF ; Prix MovieZone – IFFR Rotterdam ; Grand Prix – Valladolid Film Fest. ; Prix du Public du meilleur réalisateur – Seattle Film Fest. ; Prix du Jeune Public – Cinemed ; Prix du Public – Besançon ; Grand Prix du Jury, Prix Ciné Europa – Fest. Film Méditerranéen Bruxelles ; Prix du Meilleur Réalisateur – Doha Film Fest. ; Prix de la Presse – Carthage Film Festival ; Grand Prix – Arte Mare Bastia…
Big Memory, de Richard Olivier, série documentaire de 170 x 13′, production exécutive, 2012
En cas de dépressurisation, de Sarah Moon Howe, documentaire, 52′, production exécutive, 2009 Blanche-Neige la suite, de Picha, long métrage d’animation, 2006
Mon oncle d’Amérique est belge, de Eric Figon, documentaire, 2006
La Reine Soleil, de Philippe Leclerc, long métrage d’animation, 2005
Wild Side, de Sébastien Lifshitz, long métrage de fiction, 2004, en coproduction avec Maïa Films et Zephyr Films Une fille d’Enfer, série franco-belge de 22 x 26′, 4 épisodes réalisés par Eric Figon
Resist! To be with the living, de Karin Kaper et Dirk Szuszies, long métrage documentaire, 2004
Pleure pas Germaine, de Alain de Halleux, long métrage de fiction, 2000
Osveta, de Jan Hintjens, long métrage de fiction, 1997
Les Steenfort Maîtres de l’Orge et Le destin des Steenfort, de J.D. Verhaeghe, télésuite de 6 x 104′, 1996, 1999 Les Jules : Chienne de vie, de Picha, série télévisée d’animation, 1997
Zoolympics, Zoocup, de Picha, séries télévisées, 104 x 2′, 1992 et 1994
Marquis, de Roland Topor et Henri Xhonneux, long métrage d’animation, 1989
Téléchat, de Roland Topor et Henri Xhonneux, série télévisée d’animation, 1985

 

Fiche technique (52 min. et 90 min.)

Un film de Paule Muxel & Bertrand de Solliers
Titre version 52 min. : Urgences psychiatriques
Titre version 94 min. : Qu’est-ce que je fais là ?
Titre anglais version 52 min. : Psychiatric emergencies Titre anglais version 94 min. : What am I doing here ? Genre : documentaire

Durée : 52 min. / 94 min.
Format de tournage : 4 K – 2.35 – Couleur
Langue originale : française
Sous-titres : anglais, néerlandais
Supports d’exploitation : DCP 5.1. – Fichier HD – Blu-Ray – DVD Réalisé par
Image
Son
Assistant à la réalisation
Assistante monteuse
Workflow
Montage
Musique originale
Montage son

Paule Muxel & Bertrand de Solliers Julien Lambert (Bel)
Bertrand de Solliers
Hugo Larisch (Bel)

Marjorie Cauwel (Bel)
Oscar Dupagne (Bel)
Paule Muxel, Marie-Hélène Mora (Bel) Benoît Medori (Fr)
Lucie Lahoute (Fr, 52’) ; Hélena Reveillere (Bel, 94’), Ingrid Simon (Bel, 94’)
Yann Reiland (Fr, 52’) ; Simon Jamart (Bel, 94’)
Nicolas Straselle (Fr, 52’) ; Franck Ravel (Bel, 94’)
Triangle7 (Bel), Boxon (Bel), MannekenPix (Bel), La fabrique France Télévisions (Fr) YC Aligator Film (Be), Kando (Fr)
Marie Kervyn, Bertrand de Solliers
RTBF Unité Documentaire
Be TV & Voo
du Centre du Cinéma et de
L’Audiovisuel de la Fédération Wallonie- Bruxelles ; du Centre National du Cinéma et de l’image animée
du Tax Shelter du Gouvernement
Fédéral de Belgique
de la Région de Bruxelles-Capitale
de France Télévisions
de la Procirep – Angoa
de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie Nationale
de la Fondation Roi Baudouin

Mixage Etalonnage Studios

Production Produit par Coproduction

Avec l’aide
Avec la participation Avec le soutien

N° ISAN 0000-0004-77F3-0000-9-0000-0000-A (52 min.) N° ISAN 0000-0002-E4F4-0000-H-0000-0000-N (94 min.)

© Kando / YC Aligator Film / RTBF – 2020

Contacts

YC ALIGATOR FILM
268 Chaussée de la Hulpe 1170 Bruxelles ycaligator@optinet.be kervyn.marie@gmail.com
Marie Kervyn
+32 2 344 49 30 / +32 477 77 56 83 www.questcequejefaisla.com

KANDO
Paris bfilms89@gmail.com Bertrand de Solliers www.unefinelignerouge.com

ATTACHE DE PRESSE Rodrigue Laurent rodriguelaurent@aol.com +32 496 69 59 12

DIFFUSION RESEAU ASSOCIATIF Screenbox
Severine Konder severine.bahvoyons@gmail.com +32 485 21 73 27 www.screen-box.be